8 décembre 2022

Avis manga : Vanupied – Tome 1

Aujourd’hui, je vous propose de nous attarder sur une création française qui sort cette semaine chez les éditions Kana : Vanupied ! Aux commandes derrière ce titre, un binôme masculin: Nicolas Holweg (@nicolas_valne) au scénario, et Malcolm Montagnani (@maluko.art) au dessin. Qui n’a pas rêvé un jour d’avoir un pull chauffant (surtout en ce moment, avec ces jours gris d’automne) ? Ou encore des chaussures qui nous donnent une vitesse hors-norme ? Ou bien d’arriver à garder son sang-froid en toute circonstance ? N’attendez plus et partez à la découverte de l’univers Vanupied !

Vanupied : un monde débordant, sans limite !

Nous débarquons à Vesmondo, un monde où chaque vêtement, des lunettes aux chaussettes, confère des pouvoirs magiques à son porteur. Chaque individu peut porter tout type de vêtement, les combiner et ainsi créer de belles dynamiques de pouvoirs. Notre héros, Luth Sakristo, jeune garçon vivant à Vesmondo, a quant à lui un pouvoir bien particulier : il est capable d’utiliser le pouvoir d’un vêtement par un simple toucher. Et ce n’est pas tout ! A son toucher, le vêtement déploie son plein pouvoir et peut alors devenir une véritable arme. Cependant, chaque activation peut laisser Luth à l’article de la mort, c’est pourquoi il est contraint de n’en porter que très peu. Il ne porte ainsi qu’un simple short, a priori sans pouvoir, nous n’en savons encore que très peu … Nous comprenons alors le petit clin d’œil du titre Vanupied (va-nu-pieds, individu qui vit misérablement). Lancé à la poursuite de son grand-père enlevé par un groupe de criminels, les Metalo Kiraso, Luth rencontrera des amis (mais pas que !) et découvrira, au fil de ses aventures, l’étendue et la richesse du monde de Vesmondo.

Une narration qui démarre vite, qui est maitrisée et qui donne particulièrement envie de se plonger dans cet univers au grand potentiel. Honnêtement, je pense qu’il y a beaucoup de choses à découvrir et cela promet une belle aventure. Même si sur le papier nous retrouvons certains codes classiques du genre Shonen Nekketsu (jeune héros masculin, quête initiatique…), c’est comme un bon plat, on sait qu’on aime ça et on y retourne sans se poser de question !

Un charadesign convaincant avec des méchants « attachiants »

Un coup de crayon hybride, contrairement au scénario qui reprend vraiment les codes d’un Shonen. Les premières planches sont particulièrement convaincantes, nous sommes rapidement propulsés dans le dynamisme de ce titre. Le charadesign, surtout des méchants, est terriblement efficace. Quand on les découvre, on se dit clairement « Lui, il a la gueule d’un méchant pas de doute ! » et j’aime énormément retrouver cette « nomenclature » graphique qui fonctionne tellement bien dans ce genre de titre (ça me fait également penser, en tant qu’enfant de Disney, aux méchants de ces dessins animés !). Je l’avoue j’ai eu un véritable coup de cœur pour Malfrio. Un méchant, un peu victime, qui en deviendrait presque attachant ! Des planches propres, épurées, enrichies par tout un panel de personnages divers, avec leur propre personnalité, qui ne demandent qu’à se développer.

Une rencontre héroïque avec les auteurs

Fun fact : il s’agissait de leur toute première dédicace ! Quel honneur, c’était trop chouette ! Nous avons bien sur abordé les questions classiques de « Comment est venue cette idée ? », « S’agit-il de votre 1er manga ? », « Avez-vous la trame finale du titre ? » …etc Cependant, j’aimerais ici m’attarder sur deux discussions supra intéressantes que j’ai pu avoir avec eux.

La 1ère étant les sources d’inspirations de Nicolas pour la naissance de Vanupied : il s’avère que parmi ses principales inspirations, nous retrouvons Naruto et One Piece ! Et pourquoi ? Pour Nicolas, Naruto est LE phénomène Shonen où la multitude et l’importance des personnages sont clairement la force de l’œuvre. Et c’était un point très sensible pour lui : donner de l’importance et de l’attrait à ses personnages, parce que, finalement, qu’est-ce qu’un (bon) Shonen sans ces persos ? Et bien sûr One Piece pour le côté imaginaire luxuriant, où tout est possible tant qu’on en a l’idée et l’envie de le créer.

Le 2nd point que je voulais aborder avec eux : s’ils pouvaient choisir un vêtement magique, quel serait-il ? Pour Nicolas, sans surprise, il choisirait le short de Luth. Un vêtement encore rempli de mystères. Pour Maluko, ce serait un sweat lui permettant de voler, ou bien une écharpe lui conférant la capacité de parler toutes les langues (ok celui-ci je l’achète direct !). Et pour ma part, ce serait clairement le gant « main verte », fini les tracas des plantes abandonnées dans la maison …

Un titre efficace, dynamique, où on retrouve avec plaisir les codes d’un bon Shonen. Une très belle découverte française, j’ai hâte de connaitre la suite des aventures de Luth (mais surtout de découvrir de nouveaux vêtements au pouvoir magique !).

Ma note : 15/20
A bientôt,
Chloé