27 septembre 2022

Avis manga : Tôgen Anki – Tomes 1 et 2

Le manga d’action et de dark fantasy Tôgen Anki — La légende du sang maudit est prépublié depuis juin 2020 dans le Weekly Shōnen Champion de l’éditeur Akita Shoten. Il s’agit de la première œuvre du mangaka Yura Urushibara qui en est le scénariste et le dessinateur. Il est à noter que c’est l’un des mangas qui vend actuellement le plus de son magazine. Pour le lancement du tome 8, c’est 65 597 copies qui se sont envolées en moins d’un mois. La série compte au total plus de 1.2 million de copies en circulation en date de février 2022. La version française de Tôgen Anki est éditée par Kana dans sa collection Dark Kana.

Résumé : Une guerre invisible pour le commun des mortels fait rage au Japon. Il s’agit de l’agence Momotarô qui pourchasse tous ceux ayant le malheur d’avoir du sang de Oni dans leurs veines. Ces derniers ne sont cependant pas sans défense. Ils ont une capacité nommée “hémocorrosion” qui est de manipuler leur sang et de s’en servir pour combattre.

Shiki Ichinose est notre protagoniste. C’est un jeune homme passionné par les fusils et la bagarre. Alors que son père adoptif et lui se retrouvent pourchassés par un membre de l’agence Momotarô, Shiki découvre ses pouvoirs de Oni et les utilise pour la première fois en matérialisant des armes à feu. Il n’arrivera malheureusement pas à sauver la vie de son père. Il devra mieux maîtriser l’hémocorrosion s’il veut venger sa mort. Il se fait recruter par Naito Mudano, un Oni en roller utilisant un parapluie comme arme, pour apprendre à contrôler ses pouvoirs à l’académie Rakshasa.

Notre héros va y faire la rencontre de nouveaux camarades et une rivalité va s’installer rapidement entre lui et un certain Jin Kôgasaki au visage masqué. La première activité de classe, une partie particulière d’Onigokko (jeu du loup), prendra un tournant imprévu lorsqu’une élève peu confiante, Homare Byôbugaura, va perdre les pédales et attaquer sa propre équipe. La partie prendra abruptement fin pour permettre aux élèves d’apporter leur soutien à l’unité de Kyoto de la Oni Corp.

Tôgen Anki : du nekketsu maîtrisé et sanglant

Le mangaka semble suivre ici la recette gagnante du nekketsu, mais ajoute suffisamment d’ingrédients originaux pour se démarquer des autres. Le sang est omniprésent et coule à flot dans les pages de Tôgen Anki. C’est un élément central au récit, puisque que c’est à l’aide de leur hémoglobine que Shiki et ses compagnons vont se battre contre les Momotarô. Ce manga est donc définitivement déconseillé pour les plus jeunes lecteurs et les hémophobes.

Un point fort du manga est son rythme. Celui-ci est rapide et ne laisse pas le temps au lecteur de s’ennuyer. Nous avons tout de même quelques moments comiques ainsi que des explications sur l’univers du manga ici et là. Le petit délire de la mise en situation pour illustrer les propos sur la relation entre la raison, les émotions et l’égo était une vraie pépite. Cela reste un récit très dynamique misant avant tout sur l’action des combats.

J’adore les dessins de Yura Urushibara qui sont d’une grande qualité. Certaines planches sont même carrément géniales. Le concept de l’hémocorrosion offre un énorme potentiel de pouvoirs et j’ai hâte d’en découvrir tout l’éventail. Les combats sont fluides et il est facile de suivre l’action. Les chara-design sont aussi bien réussis. L’uniforme de l’école est d’ailleurs assez classe, alors que les vêtements des Momotarô leur donne une apparence de regroupement mafieux. Tôgen Anki — La légende du sang maudit est un nekketsu explosif et un véritable coup de cœur. Ma note : 16/20

Pour lire mon avis sur le tome 3, c’est ici!